Les Sorcières
La sorcellerie
La sorcellerie consiste à utiliser ses pouvoirs contre ses ennemis en leur jetant un sort. C’est un ensemble de procédures magiques exécutées secrètement par un praticien, le sorcier, pour satisfaire une demande entraînant l’action d’un homme contre un autre homme, et pouvant provenir soit directement de l’officiant, soit d’un tiers pour le compte duquel il agira. La sorcellerie ne livre son mystère qu’à celui qui accepte de la rencontrer dans une approche respectueuse des personnes et sans à priori. La croix tient, en sorcellerie, un rôle à la fois conjuratoire et adjuvant de la puissance sorcière.La sorcellerie, dont le pouvoir provient du feu, est un art puissant et mystérieux. Les sorts invoqués sont capables de détruire avec une facilité déconcertante les obstacles les plus importants, mais un sorcier qui maîtriserait mal cette magie pourrait succomber devant tant d’énergie déployée, devenue incontrôlable. C’est pourquoi tout sorcier devra se consacrer à l’apprentissage de cet art de façon méticuleuse et avec la rigueur nécessaire afin de devenir un maître dans ce domaine. Elle est utilisée dans les pays occidentaux pour désigner l’exercice d’une opération néfaste
La sorcellerie a une assez mauvaise réputation, son seul nom fait frémir et certains refusent même d’en entendre parler. Cet à priori est absurde, mais peut parfaitement s’expliquer, du fait qu’un manque objectif d’information. La sorcellerie est une très ancienne tradition païenne dont l’origine se perd avec les premiers balbutiements magiques de l’humanité. Elle est essentiellement une communion avec les forces naturelles et utilise efficacement les potentialités de l’homme. Rien dans la sorcellerie qui ne soit en rapport avec les démons. Simplement une approche naturelle des forces et des énergies, ainsi qu’un entraînement qui vise à une meilleure utilisation des possibilités de l’inconscient. A l’origine la sorcellerie était parfaitement intégrée à la vie de la communauté.La sorcellerie a une assez mauvaise réputation, son seul nom fait frémir et certains refusent même d’en entendre parler. Cet à priori est absurde, mais peut parfaitement s’expliquer, du fait qu’un manque objectif d’information. La sorcellerie est une très ancienne tradition païenne dont l’origine se perd avec les premiers balbutiements magiques de l’humanité. Elle est essentiellement une communion avec les forces naturelles et utilise efficacement les potentialités de l’homme. Rien dans la sorcellerie qui ne soit en rapport avec les démons. Simplement une approche naturelle des forces et des énergies, ainsi qu’un entraînement qui vise à une meilleure utilisation des possibilités de l’inconscient. A l’origine la sorcellerie était parfaitement intégrée à la vie de la communauté.
Le Soleil et la Lune sont les deux points de repère des fêtes Sorcières. Le premier gouverne les saisons de l’année tandis que le second agit sur les marées et les travaux secrets de la psyché profonde. A ce titre, la Lune concerne au premier chef les sorcières et les sorciers. Dans la Mythologie Européenne, le Soleil symbolise la divinité mâle, et la Lune, la contrepartie femelle. Cependant, le culte de la Lune a précédé de beaucoup celui du Soleil. En Angleterre par exemple, la tradition prétend que le culte de la Lune est antérieur à celui, solaire, des Druides. Cette première religion serait à l’origine des quatre grandes fêtes annuelles qu’observent les Sorcières :
Samhain – Imbolc – Beltaine – Lughnasadh
A côté de ces quatre grandes fêtes annuelles, on trouve les quatre fêtes Solaires des Druides basées sur les Solstices et les Équinoxes : Solstice d’Hiver – Équinoxe de Printemps – Solstice d’Été – Equinoxe d’Automne.
Nous avons donc en tout huit fêtes ou Sabbats dans une année Sorcière. Leur rôle principale est de permettre une recharge en énergies, et l’alliance entre les hommes et la nature.
La magie
C’est une pratique servant à transformer la réalité objective en réalité subjective. Celui qui sera mettre en oeuvre cette pratique atteindra le but recherché. Cet art ne permet pas d’accomplir de miracles ou de prodiges. Celui qui l’utilise ne fait qu’intervenir sur les forces existantes. A l’aide de ses facultés mentales et de quelques techniques occultes, il a la possibilité de dévier les forces naturelles de la nature et réussi ainsi à modifier les effets d’une situation en cours. La Magie ne permet pas de transformer directement la matière mais essaie d’influencer sur l’énergie. Il s’ensuit que la force de la volonté employée à la réalisation d’un but dépassant la normalité devient un véritable acte magique. Au fil du temps, la magie a donc revêtu deux formes bien distinctes, qui l’ont parfois rendue sublime ou fait sombrer dans le mépris :<br>- la magie bénéfique, réalisée pour le bien de l’individu et de la communauté;<br>- la magie maléfique, réalisée dans l’intérêt de l’individu, parfois même au détriment de la communauté et d’autres individus.<br>Les traditions de la magie proviennent de l’époque très lointain, en fait, elles précèdent les religions organisées et ont trouvé leur chemin jusqu’à nous par le biais du folklore et des superstitions. Ces pratiques sont intimement liées aux cycles de la nature. Des groupes et des cultes se sont transformés autour de ces pratiques et sont toujours actifs de nos jours, c’est d’ailleurs grâce à leur persévérance que nous pouvons aujourd’hui redécouvrir ces rites oubliés.<br>Mais qu’est ce que la magie? Il s’agit, ni plus ni moins, de l’art de transformer des choses et de provoquer des changements en utilisant des forces qui ne sont pas encore clairement définies par la science.<br>En soi, la magie n’est ni bonne ni mauvaise; c’est tout simplement l’utilisation de certaines règles, de certaines forces, pour obtenir un résultat, pour apporter des changements, pour attirer quelque chose ou quelqu’un vers soi.<br>Ceux qui attirent surtout les individus vers la magie noire, c’est le pouvoir que celle-ci nous confère contre les ennemis ou les personnes qui nous font du mal, contre les injustices qui sont commises envers nous-même.<br>Essentiellement la magie noire est une pratique de maléfices dirigées et vers d’autres personnes. On se sert de l’énergie des autres plus souvent qu’autrement et on dépense toujours le moins d’énergie personnelle possible pour obtenir les résultats désirés. C’est la loi du moindre effort pour obtenir le maximum de retour.
La magie noire
Elle se nourrit des énergies humaines négatives, comme la jalousie, l’envie, l’esprit de vengeance, la cupidité, etc.. , pour les transmettre aux sortilèges et aux charmes du magiciens. elle est aussi très spécifique, car un magicien noir tient à contrôler tous les éléments de ces sortilèges et l’aide qu’il demande exige un prix. En ce sens, les offrandes sont autant de moyens de contrôler les forces éthériques ou les créatures qui lui viennent en aide. Ces créatures sont dominées par le magicien, et c’est la raison pour laquelle la sorcier doit toujours être sur ses gardes afin de ne pas tomber sous le joug de la créature ou du démon qu’il appelle. en effet, ceux-ci n’aiment pas être contrôlés et la vengeance qu’ils exercent, si et quand ils parviennent à se libérer n’est pas toujours agréable. Il faut toutefois préciser, ici que cette vengeance n’est jamais mortelle, car les magiciens appellent surtout des créatures de petites envergures.<br>Il est essentiel de retenir que, dans le domaine de la magie, tout est une question d’intention. Une personne qui fait de la magie noire, qui ne se soucie que de ses propres intérêts de ses propres besoin matérielles (comme l’argent) ou immatérielles (comme la vengeance) qui fit des conséquences de ces actes, de ce qu’elle pourrait provoquer chez les autres, risque de côtoyer des énergies efficaces mais aussi fortes que destructrices.
La magie cérémonielle
Il y a quelque millénaires, la magie était une communion permanente avec les forces de la nature. L’homme s’adressait a ces forces naturelles que l’on nomme maintenant devas, élémentaires, ou esprits tutélaires. Un point tellurique, un arbre particulier, une source douée de quelque puissance était divinisée et faisait l’objet d’un culte simple, d’une offrande et d’une vénération. Cette magie était en parfaite harmonie avec la simplicité de la vie. Peu à peu les hommes demandèrent plus à leurs prêtres chamanes, ceux ci sophistiquèrent leurs rites, les compliquèrent et finalement les codifièrent en une rituélie dogmatique. Lentement les rites évoluèrent, s’intellectualisant, perdant le contact avec les forces vivent de la nature pour se fondre dans les théories dogmatiques comparables avec celles des religions, quand ils ne se confondaient pas avec.
La magie égrégorique
Les magies égrégoriques sont des constructions totalement humaines. Elles ne s’appuient que sur un concept, très efficace au demeurant, celui de l’accumulation des forces inconscientes de la foule des fidèles. Le principe de fonctionnement d’une magie égrégorique ou d’une forme religieuse de cette sorte, peut être défini de la manière suivante : Le termes d’égrégore vient du latin grégarius (= troupeau).L’appellation magie égrégorique ou religion égrégorique, désigne une élaboration rituélique connue des initiés en vue de la constitution d’une entité. Le procédé est à la fois simple et délicat, son efficacité redoutable. A la base, on trouve un adepte de haut niveau ayant un programme, ou une conviction religieuse particulierment équilibrée.
La magie noire
La magie noire est assimilée à la sorcellerie car néfaste aux hommes et faisant appel aux démons, à la nécromancie, aux envoûtements. Elle fut crée par Cham le Maudit. Il faut savoir qu’il est facile de devenir l’esclave de cette forme de magie plutôt que son maître. La magie noire répond aux bas instincts des personnes : la mesquinerie, l’envie, le désir de vengeance, la jalousie, le besoin de faire le mal, le désir sexuel sans sentiment, l’avarice et la convoitise…Toutes ces intentions ont un prix, car il est difficile de se débarrasser de ces sentiments une fois qu’on les a goûtés, car une fois pris dans cette ronde infernale. <br>En fait, c’est là le plus grand danger : une fois pris dans cette ronde infernale, il est très difficile de s’en dégager, car cett forme de pouvoir entraîne une très grande dépendance et se transforme rapidement en besoin, un peu comme une drogue qui devient indispensable pour continuer à vivre. Il faut comprendre que sa pratique est dangereuse à plusieurs niveaux : que, par exemple, les énergies négatives ne partiront pas d’elles-mêmes, que les sentiments comme la jalousie et l’envie resteront avec l’utilisateur de la magie noire et la soif de pouvoir ira toujours grandissante. <br>L’utilisateur sera donc toujours plus attiré vers l’obscur, vers les ténèbres. Avant de prendre cette voie, il faut savoir qu’il est très facile d’y accéder et encore plus facile d’obtenir des résultats, du moins au début, mais le prix de cette magie n’en sera pas moins faible, car une fois que l’utilisateur de cette magie sera sur cette route il lui deviendra de plus en plus difficile de s’en éloigner jusqu’au moment où ça sera impossible. <br>Un petit sortilège de rien du tout pour se venger de quelqu’un peut sembler anodin, mais comment réagira le sorcier la prochaine fois? Mais une fois l’habitude prise lui seul pourra décider si la fin justifie les moyens. La magie noire est aussi simple à manipuler que la magie blanche. Mais le monde de l’occulte est régi par une loi du talion inéluctable et qu’à toute action et à toute pensée correspond l’effet approprié. Faire du mal, c’est-à-dire rompre l’équilibre de l’existence de quelqu’un qui ne le méritait pas, équivaut à une violence impardonnable se retournant la plupart du temps contre celui qui l’a provoquée. <br>Cependant, la violence contre qui fait violence n’est pas de la violence. Si le fait de faire violence, d’attaquer, de frapper, est sans doute illicite, il l’est autant de permettre que ce soit fait par des autres sans engager d’intervenir pour les empêcher, surtout lorsque l’objet de cette violence est un être faible et sans défense. La magie noire est, dans toutes les oeuvres magiques, pratiquée dans le seul but de faire souffrir, dans le but d’une vengeance excessive ou pour protéger maladroitement un amour ou une fortune, assez solides de leur propre essence. La magie noire n’est licite que lorsque tout est perdu et que les protections ne suffisent plus, lorsque sa propre vie ou celle de personnes proches, est en danger.
Pour mettre en oeuvre ces pratiques, il faut avoir une certitude absolue, des idées bien claires et une conscience sereine du changement de toutes les choses, du bien qui se transforme en mal, en mal qui se transforme en bien. Il faut écouter son coeur avant tout, car au fond de nous existe une étincelle de sagesse divine. Et si jamais une personne a envie, ce qui est tout à fait humain, s’il lui arrive de souhaiter l’écroulement de quelqu’un qui n’est pas coupable face à la loi divine, il faut se souvenir de l’effet boomerang. C’est une loi qui n’admet pas d’exceptions et qu’il ne faut jamais oublier. Tout comme la magie blanche, tout est une question d’intentions. Donc il est clair que si quelqu’un décide de pratiquer la magie noire, c’est que ses intentions sont d’utiliser les autres afin d’obtenir ce qu’il désire. Tout comme la magie blanche, la magie noire est régie par la loi du 3×3, ce qui signifie que toute action sera retournée par 3 fois et ce dans la même nature que l’action commise. <br>Il est donc important de bien réfléchir avant de poser un geste ou encore de pratiquer un rituel. Il n’existe en magie noire aucune loi ni contrainte empêchant de faire du tort puisqu’en fait, dans la majorité des cas, le praticien de magie noire a pour intentions premières de se venger ou encore de faire souffrir impunément. La magie implique en fait la domination des autres, l’utilisation d’esprits malicieux, maléfiques ou encore des démons afin d’obtenir la gloire, l’argent, du sexe, ou encore des biens matériels. <br>En fait, la magie noire a toujoirs existée puisque les gens voulant venir en aide aux autres ont toujours existé tout comme ceux désirant faire du mal. La magie noire n’est donc pas une chose surprenante, il suffit d’analyser rapidement la nature de l’être humain pour comprendre que le bien et le mal on toujours été chez lui une interminable dualité. A chaque chose positive correspond une réalité sombre et malfaisante, sans compter que la magie blanche est lente et peu sûre, demandant énormément d’énergie de la part du praticien. <br>Tandis que la magie noire est, au contraire de la magie blanche qui cherche à arriver à ses biens par le bien, en fait un moyen, pour le praticien, d’assurer sa domination sur les autres. Son seul et unique but est de faire du mal et la loi du triple retour ne l’inquiéte nullement puisqu’il prend la peine de se protéger en détournant le choc vers une autre personne, un animal ou encore sur un objet. La magie blanche est bénigme mais le magie noire peut facilement se retourner contre le praticien. <br>Il faut donc être prudent et vigilent.
La magie tellurique
Paradoxalement, c’est une des plus anciennes traditions qui se trouve en tête des pratiques les plus efficaces . Alors que les fondateurs des grands mythes religieux ne faisaient même pas partie des projets de l’humanité, les magies telluriques étaient. Elles sont aussi vieilles que l’homme, et très certainement parmi les premières forces que l’homme préhistorique présenti. La science du tellurisme peut être considérée comme une connaissance des ressources énergétique utilisables, tant individuellement que collectivement. Cet apprentissage est relativement aisé à mettre en pratique, mais complexe dans son explication. En quelque mois d’apprentissage, l’initié sera à même de produire des actions réelles sur le monde physique. Les pratiques de base développeront rapidement les circuits énergétiques internes, la qualité de concentration, l’intuition et la faculté de régénération corporelles.
La magie des doigts
SYMBOLIQUE :Il est possible d’utiliser ton doigt afin de tracer le cercle protecteur qui t’entoure lors des rituels que tu pratiques. Ton doigt émet de l’énergie qui crée ce cercle et qui protège contre les énergies négatives et les mauvaises influences durant les rituels. Par contre, les doigts et tes mains ne font que de dégager de l’énergie, mais peuvent aussi en recevoir. Ce qui est bénéfique puisque la plupart des rites que tu pratiques sont dans le but de faire le plein d’énergie ou de recevoir en toi des énergies suceptibles de te venir en aide. Sans compter que les principaux instruments utilisés pour les pratiques sont tes mains.<br>L’AURICULAIRE : <br>Depuis toujours, les doigts occupent une place importante dans l’histoire de l’humanité, dans les légendes. Le petit doigt reçu le nom d’auriculaire, terme venant de « oracle ». Il tire sa réputation du temps ou une certaine coutume voulait que l’on porte un auriculaire autour du cou afin de pouvoir voir dans l’avenir.<br>L’ANNULAIRE :<br> Durant l’Antiquité, on croyait que l’annulaire était sous l’influence de Vénus, la déesse de l’amour et qu’une veine le reliait directement au coeur. <br>LE MAJEUR : <br>Au temps des Anciens Romains, le majeur était consacré à Jupiter, le père des Dieux. On le considérait comme un symbole vulgaire. <br>L’INDEX : <br>L’index est un doigt puissant, considéré comme étant le plus puissant en magie. C’est celui qui commande. Dans les rituels, il est fortement utilisé, soit pour tracer le cercle protecteur ou encore pour brasser les potions. Lorsqu’une baguette est utilisée, il faut étendre l’index sur le dessus afin que celle-ci devienne le prolongement de doigt.
LE POUCE : Il symbolise l’enfant divin. Jadis, les magiciens et les sorcières examinaient les pouces des gens car ils sont déterminant dans la révélation de la personnalité d’une personne. Un pouce large fais foi d’une grande facilité à faire de l’argent et à obtenir de l’argent. Un pouce long est caractéristique d’une personne têtue, n’écoutant que très rarement les conseils d’autrui. Lorsque les mains sont croisées, une personne ayant le pouce droit recouvrant le pouce gauche est le signe d’une personne dominatrice alors qu’une personne ayant le pouce gauche recouvrant le pouce droit est le signe d’une personne préférant rester dans l’ombre et ne pas trop aimant se faire remarquer. Les personnes cachant leurs pouces sous d’autres doigts sont des personnes à qui on doit se méfier car c’est le signe de la culpabilité, de la mauvaise conscience. <br>LES ONGLES : <br>Les ongles sont également importants puisqu’ils ont une puissance immense. On utilise les rognures d’ongles dans bien des rituels et sortilèges. Ajouter des rognures d’ongles, appartenant à la personne visée par le rituel, dans un sachet ou une bouteille, renforce le sortilège et assure qu’il touchera bien la personne concernée. <br>LES GESTES ET LEURS SIGNIFICATIONS :<br>Les mains et les doigts ont des pouvoirs et des propriétés magiques. Mais les gestes, mêmes les plus banals, ont des origines surprenantes. La formation d’un cercle par la jonction du pouce et de l’index représente la conception ou le début de quelque chose. L’index croisant les lèvres signifie le silence.
La magie égyptienne
« La Magie, me confia l’Ancien, c’est un combat. Les dieux doivent plier sous ta pensée. Les déesses doivent tomber amoureuses de toi. Sinon ce seront autant d’ennemis implacables… » C. Jacq Le monde magique de l’Egypte ancienne.<br>Dans l’ancienne Egypte, la magie est tout aussi présente qu’à Babylone. Il s’agit également d’une magie officielle : « C’est d’une haute magie d’Etat, cohérente, raisonnée, admirablement saisissante et sereine que procède la vision égyptienne du monde. »<br>Magie d’Etat, c’est-à-dire magie royale. Le pharaon est le magicien suprême, puisqu’il est le médiateur entre le dieu et son peuple. Or, la magie elle-même est pour l’Egyptien l’héritage de Dieu.<br> »Pour l’Egyptien ancien, écrit Christian Jacq, tout vit. Penser que quelque chose est inanimé prouve que notre regard ne s’est pas correctement ouvert sur la réalité. L’homme, comme n’importe quel autre parcelle vivante est la résultante d’un jeu de forces. Les subira-t-il passivement, ou cherchera-t-il à les identifier? La qualité de son destin dépendra de la réponse à ces questions. »<br>Ici, l’attitude magique sera justement de comprendre et de participer au jeu des forces, ce qui revient à dire que l’on plonge dans le secret de la divinité puisqu’elle est source de toute magie. Le magicien devra vaincre la mort en aidant à ce que le passage de la vie à l’univers de « l’autre monde » se passe le plus harmonieusement possible. La momification prend tout son sens comme acte magique : le rituel qu’elle impose, les différents objets magiques disposés sur ou autour de la momie n’ont pour but que de faciliter le passage entre les deux mondes de l’avant et de l’après mort.<br>Face aux dieux, maîtrisant les éléments, le magicien participe à la vie du monde et l’adepte qui a subi les épreuves menant à la connaissance pour devenir l’initié a pouvoir sur tout ce qui a un nom, c’est-à-dire sur tout ce qui est, car, pour l’Egyptien tout ce qui a reçu un nom est vivant.<br>Le vrai magicien a aussi pouvoir sur la mort elle-même, comme le rappelle ce texte du Livre des morts : « Celui qui connaît le livre de magie, celui-là peut sortir au grand jour et se promener sur la terre parmi les hommes. Il ne mourra jamais. »<br>Instruments magiques, amulettes, talismans, envoûtements, guérisons, sont les moyens et l’apanage du magicien égyptien. Nous verrons dans la seconde partie de cet ouvrage ce qui concerne plus spécialement l’instrumentation et le rituel magiques. Mais nous voudrions, ici, rapporter quelques légendes concernant la pratique magique dans l’ancienne Egypte. Elles sont d’autant plus passionnantes qu’elles révèlent presque toujours les carrefours possibles de la magie tels que nous les évoquions dans les premières pages de ce livre : la magie d’avoir ou magie d’être? Pouvoir? Puissance? Mais pouvoir sur qui? Et pourquoi?<br>Le thème du magicien « puni » pour avoir transgressé la loi en voulant accèder à la puissance des dieux est magnifiquement illustré par la légende de Satni. <br>Un autre conte se rapporte, lui, aux pouvoirs magiques mais l’art du magicien ne sert, ici, qu’une assez horrible vengeance.<br> »Un magicien s’apercevant qu’il était trompé par son épouse, modela un crocodile de cire et prononça sur lui une formule rituelle. Puis il demanda à ceux de sa maison de jeter l’animal dans le fleuve, au cas où l’amant de sa femme irait s’y baigner. C’est ce qu’ils firent. Aussitôt que l’amant eut plongé dans l’eau, le crocodile s’anima, grandit jusqu’à prendre la taille d’un vrai saurien et entraîna le malheureux nageur au fond du fleuve. Instruit de cette aventure, le pharaon qui était un ami du magicien porta le jugement suivant : le « crocodile » devait garder sa proie. La femme, elle, devait être brûlée vive et ses cendres dispersées dans le Nil… »<br>Un autre conte rapporte que le roi Nectanebus fit un jour appel à un magicien pour vaincre ses ennemis. Le magicien fit modeler une flotte en miniature, puis, sur un minuscule plan d’eau, il organisa un simulacre de combat. Alors la flotte du roi Nectanebus coula les vrais navires des marins en mer .
La magie sexuelle
La magie sexuelle ne constitue pas plus que le tellurisme, un corpus indépendant, c’est une discipline qui vient s’ajouter à d’autre formes magiques. Soit pour les renforcer, soit comme technique d’entraînement.
La magie vaudou
A Haïti, malgré la grande diffusion de la foi catholique, certaines pratiques, que l’on appelle vaudou, sont très répandues. Il n’est pas facile pour un blanc d’assister à ces cérémonies nocturnes et mystérieuses importées jadis dans les Antilles par des esclaves d’origine africaine. Les deux préférence des Haïtiens sont pour deux courants : la Arada ( voudou blanc ) et le Petro ( vaudou rouge ). Le premier est le plus suivi et ressemble au rituel magique blanc ; son objectif est d’apporter aux participants la bonne santé, l’amour, l’argent ou des conditions météorologiques favorables. A son cadencé d’au moins quatre tambours, les présents chantent et dansent parfois pendant des heures et des heures. Tout à coup, un des danseurs est pris d’une crise ( « loa » ) intermédiaire entre l’attaque épileptique et la transe. <br>Celle-ci est la preuve d’une force vitale divine ( vaudou ) qui est en train de se manifester par l’intermédiaire d’un corps humain. Ce cops est à ce moment-là soulevé et montré à tout le monde, pour que chacun s’assure du contact établi avec le surnaturel et, par conséquent, de la réussite du rite. Les sectes qui, par contre, suivent le vaudou rouge présentent de très fortes analogies avec la Kimbanda ou Macumba brésilienne. <br>On se retrouve ici dans une atmosphère magique plus sombre, où il y a davantage de place pour la voyance, la maléfice, l’émotivité atteint des seuils plus élevés. Les sacrifices de volailles aux diverses divinités, la présence de reptiles qui, selon la tradition, abritent des âmes supérieures, sont très répandues. Le feu est un des éléments prédominants : des torches, des brasiers brillent un peu partout comme pour rappeler la proximité de l’Enfer catholique. Même les divinités qui interviennent sont sombres et méchantes et se manifestent par des transes et des phénoménes hystériques chez les particiapants. Il existe cepandant une différence subtantielle : la possession. <br>Dans le vaudou rouge, il peut arriver que l’esprit n’abandonne plus le corps dans lequel il a pénétré en créant ainsi cet être dépourvu de volonté humaine qui depuis toujours au centre de contes terribles : le zombie. Cette créature, qui vit dans un état étrange entre la vie et la mort peut être aussi née d’une action magique réalisée par le sorcier ( « Bokor » ) sur l’esprit de quelqu’un qui vient de décéder. Le Bokor, par la force de la parole, impose à l’entité d’entrer dans un cadavre. Le zombie ainsi formé devient un robot docile prêt à obéir aux ordres de son maître pour l’éternité. Le vaudou peut être utilisé afin d’accomplir le bien comme il peut l’être afin de faire le mal. <br>La magie vaudou peut être aussi bonne que mauvaise, tout est une question d’intention. Ce qui tourmente les gens est en fait l’image d’une personne enfonçant des aiguilles dans une poupée de chiffon.<br>De nos jours, cette poupée est remplacée par une bougie humaine. Il s’agit d’une bougie à l’effigie d’un homme ou d’une femme. Selon le rituel à pratiquer, la bougie sera d’une couleur différente et une photo de la personne devant être touchée par ce rituel sera utilisée.
Les bougies humaines
– rouge : pour susciter la passion ou encore la colère ; <br>- rose : pour aider à équilibrer les émotions et améliorer les relations en amour et en amitié ; <br>- noire : pour aider à se débarrasser de quelqu’un, pour se protéger de certaines personnes négatives ou encore pour jeter un sort à une personne ; <br>- blanche : pour trouver la guérison, la protection et la purification ; <br> – verte : pour trouver l’espoir, avoir de la chance ou encore acquérir de l’argent.
Les rituels vaudou
Les rituels se pratiquent toujours de la même façon. On débute par allumer une chandelle, puis, à la lumière de la bougie, on inscrit sur un parchemin le souhait que l’on veut voir accompli ou encore l’objectif que l’on désire atteindre. Il suffit de réciter les lignes inscrites sur le parchemin 3 fois, de joindre la photo de la personne ( ou la tienne ) pour laquelle tu fais le rituel. <br>On roule le parchemin avec la photographie, on noue avec un fil de la même couleur que la bougie puis on fais brûler le tout avec la flamme de la bougie humaine en récitant l’incantation suivante : « J’invoque la présence des Elémentaux à se joindre à ce rituel afin qu’ils me fassent profiter de leurs influences bénéfiques et concrétisent le souhait exprimé. Qu’il en soit ainsi. »